
Le bois décide de presque tout dans un feu de brasero : la chaleur, la durée, la fumée, les étincelles, l’odeur. Deux critères comptent : l’essence et, plus encore, le taux d’humidité. Un bon bois mal séché brûle moins bien qu’un bois ordinaire bien sec.
Le critère n° 1 : un bois sec
Un bois fraîchement coupé contient jusqu’à la moitié de son poids en eau. Pour bien brûler, il doit descendre sous 20 % d’humidité, ce qui demande dix-huit mois à deux ans de séchage, fendu, à l’abri de la pluie et dans un endroit ventilé. Un bois humide chauffe mal, fume beaucoup et émet davantage de particules.
Reconnaître un bois sec
- il est plus léger que le même volume de bois frais ;
- ses extrémités sont fendillées, son écorce se détache ;
- deux bûches frappées l’une contre l’autre sonnent clair ;
- il ne siffle pas et ne mousse pas en brûlant.
Un petit humidimètre à pointes, planté au cœur d’une bûche fraîchement fendue, donne une mesure fiable pour quelques euros.
Les feuillus durs : le meilleur choix
- Le hêtre : flamme vive et claire, bonnes braises, peu d’étincelles. Le bois de feu le plus agréable.
- Le chêne : brûle longtemps, excellentes braises ; il doit être très sec, sans quoi il fume et sent fort.
- Le charme : dense, braises durables, belle flamme.
- Le frêne : s’allume facilement, brûle régulièrement.
- Les fruitiers, pommier, cerisier, prunier : parfum agréable, parfaits pour cuisiner.
Ces bois denses contiennent plus d’énergie à volume égal et laissent peu de cendres.
Les feuillus tendres : pour l’allumage. Bouleau, peuplier, saule, tilleul s’enflamment vite et brûlent rapidement. Ils sont utiles pour lancer le feu ou pour une flambée courte. Le bouleau, avec son écorce, est un excellent bois d’allumage.
Les résineux : à éviter dans un brasero
Pin, sapin, épicéa brûlent vite, fument, et leurs poches de résine éclatent en projetant des braises. Dans un foyer ouvert, c’est un risque pour le mobilier et les vêtements. On peut en utiliser quelques bûchettes très sèches à l’allumage, pas davantage.
Ce qu’il ne faut jamais brûler
- le bois traité, peint, verni ou teinté ;
- les palettes dont on ignore le traitement, les traverses, les poteaux ;
- le contreplaqué, l’aggloméré, le mélaminé ;
- le bois flotté en bord de mer, chargé de sel ;
- les déchets verts, les emballages, le plastique.
Ces matériaux dégagent des fumées toxiques, et leur brûlage est interdit.
Pour cuisiner
Sur une grille ou une plancha, privilégiez les feuillus durs qui font de bonnes braises : hêtre, chêne, charme, fruitiers, sarments de vigne pour une flambée vive. Jamais de résineux, qui donnent un goût âcre. Le choix des essences pour le fumage est détaillé dans les bois de fumage, viande par viande.
La taille des bûches. Pour un brasero, des bûches de 25 à 33 cm, fendues en quartiers, sont idéales : elles tiennent dans la cuve sans dépasser et s’enflamment bien. Prévoyez aussi du petit bois d’allumage.
Acheter son bois
- demandez l’essence, la durée de séchage et le taux d’humidité ;
- le bois « prêt à l’emploi » ou séché en séchoir coûte plus cher mais brûle tout de suite ;
- pour un usage occasionnel, les filets ou cartons de bûches sèches vendus en magasin suffisent.
Le stocker
- surélevé du sol, sur des tasseaux ou une palette ;
- couvert sur le dessus, ouvert sur les côtés ;
- à l’écart du brasero ;
- rentrez la veille ce qui servira le lendemain.
Des idées de range-bûches figurent dans notre article sur le coin feu convivial.
Les bûches compressées
Fabriquées en sciure compactée, sans liant pour les bonnes références, elles sont très sèches, brûlent longtemps et fument peu. Elles font moins de flammes dansantes et se délitent si elles prennent l’eau.
Du hêtre, du charme ou du chêne, fendus et secs de deux ans : c’est la recette d’un feu vif, propre et durable. La façon de l’allumer compte tout autant : il existe une méthode pour allumer un brasero sans fumée.
Sources
- ADEME, Chauffage au bois, mode d’emploi (guide pratique, PDF).