
Le coût d’une cuisine d’extérieur dépend moins de sa taille que de trois choix : ce que l’on y installe, les matériaux, et les raccordements à l’eau, à l’électricité et au gaz. Avant de regarder les catalogues, il vaut la peine de poser les postes de dépense un par un.
Les grands postes
- La structure : meubles, modules ou maçonnerie qui portent le plan de travail.
- Le plan de travail.
- Les appareils de cuisson : barbecue, plancha, four à pizza.
- Le point d’eau : évier, robinetterie, alimentation et évacuation.
- L’électricité : prises, éclairage, éventuellement réfrigérateur.
- Le sol : dalle, terrasse, revêtement.
- L’abri : pergola, auvent, voile.
- La main-d’œuvre, si vous ne faites pas tout vous-même.
Ce qui pèse le plus
- Les raccordements. Tirer une tranchée pour l’eau et l’électricité sur vingt mètres, créer une évacuation conforme : c’est souvent le poste le plus sous-estimé. Une cuisine adossée à la maison coûte beaucoup moins cher à raccorder.
- La maçonnerie sur mesure, gourmande en main-d’œuvre.
- Les appareils encastrables haut de gamme.
- Le plan de travail en pierre naturelle ou en céramique, vite coûteux au mètre linéaire.
Trois niveaux de projet
- La cuisine mobile ou en kit : une desserte ou quelques modules, un barbecue ou une plancha posés, pas de raccordement fixe. Quelques centaines à deux mille euros.
- La cuisine fixe simple : meubles d’extérieur ou structure maçonnée à faire soi-même, plan de travail, évier raccordé, un ou deux appareils. De l’ordre de deux à six mille euros.
- La cuisine complète sur mesure : maçonnerie ou modules haut de gamme, appareils encastrés, réfrigérateur, éclairage, abri. Dix mille euros et bien au-delà.
Ces fourchettes sont des ordres de grandeur ; le détail par budget figure dans notre article combien coûte réellement une cuisine d’été.
Les dépenses que l’on oublie
- la dalle ou la remise à niveau du sol ;
- les protections : housses, bâches, hivernage ;
- l’éclairage ;
- les accessoires et le rangement ;
- les autorisations éventuelles et, le cas échéant, l’intervention d’un électricien ou d’un plombier ;
- l’entretien annuel des matériaux.
Où économiser sans regret
- Adosser la cuisine à la maison, près d’un point d’eau et d’un tableau électrique.
- Faire soi-même la structure et la pose, en confiant électricité et gaz à des professionnels.
- Choisir des appareils posés plutôt qu’encastrés : on les remplace sans rien casser.
- Commencer par l’essentiel, cuisson et plan de travail, et prévoir les attentes pour la suite.
- Opter pour un kit : les solutions modulables sont pensées pour les petits budgets.
Où ne pas économiser
- La sécurité électrique : matériel étanche, circuit protégé, conformément aux normes électriques et de plomberie.
- Les matériaux exposés : un plan de travail ou des façades qui ne tiennent pas dehors sont à refaire en trois ans. Mieux vaut partir sur des matériaux faits pour durer dehors.
- La visserie et les charnières, en inox.
- Les fondations de tout ce qui est lourd.
Établir son budget
- Listez ce dont vous avez réellement besoin, en distinguant l’indispensable du souhaitable.
- Mesurez la distance aux réseaux.
- Demandez plusieurs devis pour les lots confiés à des artisans.
- Ajoutez 10 à 15 % d’imprévus.
- Échelonnez si nécessaire : une cuisine d’été se construit très bien en deux saisons.
Faut-il une autorisation ? Une cuisine ouverte posée sur une terrasse n’en demande généralement pas. Une construction couverte créant de l’emprise au sol peut relever d’une déclaration préalable, voire d’un permis au-delà de 20 m² : renseignez-vous en mairie avant de chiffrer.
Pour préparer le projet. Nos dix conseils d’aménagement et les trois configurations de plan aident à définir le projet avant de le chiffrer.
Sources
- Justice.fr, Faut-il une autorisation d’urbanisme pour installer un abri de jardin ? (fiche pratique du ministère de la Justice).