
Dehors, une cuisine affronte le soleil, la pluie, le gel, les graisses et la chaleur des appareils. Les matériaux qui font merveille à l’intérieur y vieillissent mal. Voici ceux qui tiennent dans la durée, poste par poste, avec leurs limites.
Ce que l’on demande à un matériau d’extérieur
- ne pas absorber l’eau, ou la supporter sans gonfler ni éclater au gel ;
- résister aux UV sans se décolorer ni se fissurer ;
- supporter la chaleur près des appareils de cuisson ;
- se nettoyer facilement ;
- ne pas rouiller.
La structure
- La maçonnerie, parpaings, briques, béton cellulaire, enduite ou habillée : la plus durable. Elle demande des fondations et un vrai chantier. C’est aussi la base de plusieurs des styles de cuisines d’extérieur les plus prisés.
- L’aluminium : léger, inoxydable, la base de la plupart des cuisines modulaires de qualité.
- L’inox : très robuste, hygiénique ; il chauffe au soleil et marque les traces. Face au béton ciré, que vaut-il ? Réponse dans cuisine d’été en béton ciré ou en inox.
- L’acier galvanisé et thermolaqué : économique, à condition que le revêtement reste intact.
- Le bois : chaleureux ; il lui faut une essence durable, des pieds isolés du sol et un entretien régulier. À tenir à distance des appareils de cuisson.
Les panneaux de particules et le mélaminé d’intérieur sont à proscrire, même sous abri : ils gonflent à la première humidité.
Le plan de travail
- Le granit : très résistant à la chaleur, aux rayures et au gel ; à protéger des taches de gras par un traitement.
- La céramique et le grès cérame : insensibles aux UV, aux taches et à la chaleur ; craignent les chocs sur les arêtes.
- L’inox : hygiénique, supporte tout sauf les rayures.
- Le béton : sur mesure, mais poreux ; il exige une protection.
- Le stratifié compact (HPL) : dense, stable, moins cher ; sensible à la chaleur directe.
Le détail est donné dans granit, inox ou béton pour l’extérieur.
Les façades et les portes
- L’aluminium thermolaqué et l’inox : les valeurs sûres.
- Le stratifié compact : bon compromis.
- Le bois : possible, entretenu, loin de la chaleur.
- La résine et le PVC de qualité : légers, sans entretien, moins nobles.
La quincaillerie. C’est souvent elle qui lâche en premier. Exigez des charnières, coulisses, vis et poignées en inox, de qualité marine en bord de mer. Une vis ordinaire rouille en une saison et tache tout ce qu’elle touche.
Le sol
- Les dalles en grès cérame d’extérieur, antidérapantes : faciles à nettoyer.
- La pierre naturelle : belle, à traiter contre les taches.
- Le béton : économique, à protéger.
- Le bois et le composite : agréables, mais sensibles aux graisses et à la chaleur ; prévoyez une zone minérale sous et devant les appareils, ou à défaut un tapis de barbecue.
L’évier et la robinetterie. Un évier en inox, simple et indestructible, et une robinetterie prévue pour l’extérieur, que l’on purge avant l’hiver. La pose est abordée dans installer un évier de jardin.
Le cas du bord de mer. L’air salin accélère la corrosion. Privilégiez l’inox de qualité marine, l’aluminium à finition adaptée, la pierre et la céramique, et rincez régulièrement à l’eau douce.
Durable veut aussi dire réparable
- des modules démontables, dont on peut changer une porte ou un plan ;
- des appareils posés ou encastrés dans des réservations standard ;
- des matériaux que l’on peut rénover : la pierre se reponce, le bois se ponce, l’inox se polit.
Et l’impact environnemental ? La pierre locale, le bois certifié et l’aluminium, recyclable, sont de bons choix, à condition que la cuisine dure : le matériau le plus sobre est celui que l’on ne remplace pas.
L’entretien qui fait durer. Un nettoyage régulier à l’eau savonneuse, un traitement annuel des surfaces poreuses et du bois, et une protection hivernale, selon la méthode décrite pour hiverner sa cuisine extérieure.