
On associe le jardin à l’été. Pourtant, c’est quand il fait froid qu’un feu dehors prend tout son sens : une soirée d’hiver autour d’un brasero, emmitouflé, une boisson chaude à la main, a un charme que la belle saison n’offre pas. Encore faut-il s’organiser pour avoir chaud et rester en sécurité.
Ce qu’un brasero réchauffe vraiment
Un feu à l’air libre chauffe par rayonnement : on a chaud du côté tourné vers les flammes, froid dans le dos. Il ne réchauffe pas l’air d’une terrasse. Pour être bien :
- installez-vous près du feu, à une distance où la chaleur reste agréable ;
- protégez-vous du vent, qui emporte la chaleur et rabat la fumée ;
- couvrez-vous : le feu complète les vêtements, il ne les remplace pas.
Choisir l’emplacement en hiver
- À l’abri du vent : contre un muret, une haie dense ou un angle de la maison, à bonne distance des façades et des végétaux secs.
- Sur un sol dégagé : déblayez feuilles mortes et neige.
- Jamais sous un abri fermé, une véranda, une tonnelle bâchée ou dans un garage : le feu de bois comme le gaz produisent du monoxyde de carbone.
Le bois, clé d’un feu d’hiver réussi
L’air humide et froid rend l’allumage plus difficile. Utilisez un bois dur, fendu, sec depuis au moins dix-huit mois, et stocké sous abri. Un bois humide fume, chauffe mal et encrasse. Rentrez la quantité nécessaire la veille pour qu’elle soit bien sèche en surface. Voir quel bois choisir et notre méthode pour allumer un brasero sans fumée.
Bien s’installer
- Des assises isolantes : coussins épais, peaux, plaids ; le froid vient aussi du siège.
- Les pieds au sec : un caillebotis ou un tapis épais, à distance des braises.
- Des plaids en laine, moins sensibles aux étincelles que les matières synthétiques.
- Un éclairage doux : guirlandes, lanternes, pour repérer les marches et les passages.
- Des boissons chaudes dans une bouteille isotherme.
Des idées d’aménagement figurent dans notre article sur le coin feu convivial.
Cuisiner sur le feu en hiver. Une soupe ou un vin chaud dans une marmite suspendue, des marrons dans une poêle percée, des brochettes de pain ou de fromage : le brasero devient cuisine d’appoint. Nos idées de cuisine au brasero donnent d’autres pistes.
Les précautions propres à l’hiver
- Le choc thermique : ne versez pas d’eau ni de neige sur un foyer chaud, surtout en fonte ou en terre cuite. Un brasero mexicain en terre cuite y est particulièrement sensible.
- Le sol gelé ou mouillé : vérifiez la stabilité du brasero.
- Les vêtements amples, écharpes et manches larges : attention en vous penchant.
- La nuit tombe tôt : gardez une lampe à portée de main.
- Ne laissez jamais le feu sans surveillance, et attendez l’extinction complète avant de rentrer.
Les règles générales restent celles de nos conseils pour un feu sans risque.
Après la soirée. Laissez le feu mourir de lui-même, étalez les braises, puis couvrez le foyer froid avec son couvercle. Videz les cendres le lendemain dans un seau métallique : elles peuvent rester chaudes plus de vingt-quatre heures.
Protéger le brasero entre deux flambées. La pluie et le gel abîment plus un brasero que le feu. Videz l’eau et les cendres humides, couvrez-le ou abritez-le ; le reste relève de l’entretien courant du brasero.
Et le voisinage ? En hiver, la fumée stagne davantage, surtout par temps calme et froid. Un bois bien sec et un feu vif en produisent peu. Lors des épisodes de pollution aux particules, certaines préfectures restreignent les feux d’agrément : renseignez-vous.
Quel brasero pour l’hiver ? Un modèle bas et ouvert, autour duquel on s’assoit, en fonte ou en acier épais pour la chaleur restituée. Les critères sont détaillés dans notre guide pour choisir son brasero.
Sources
- ADEME, Chauffage au bois, mode d’emploi (guide pratique, PDF).