Comment allumer un brasero sans fumée gênante : la méthode

Comment allumer un brasero sans fumée gênante : la méthode
Crédit : sydana.com

Un brasero qui enfume la terrasse, pique les yeux et envoie ses volutes chez le voisin : le problème vient rarement du brasero, presque toujours du bois et de la façon d’allumer. Un feu bien conduit fume peu, et seulement pendant les premières minutes.

D’où vient la fumée

La fumée est faite de gaz et de particules qui n’ont pas brûlé. Elle apparaît quand la combustion est incomplète :

  • le bois est humide : la chaleur sert à évaporer l’eau au lieu de brûler les gaz ;
  • le feu manque d’air : bûches trop serrées, cendres qui étouffent le foyer ;
  • le feu est trop froid : grosses bûches posées sur une flambée à peine lancée.

Le bon bois

C’est la condition première. Utilisez des feuillus durs, hêtre, chêne, charme, frêne, fendus et secs depuis au moins dix-huit mois, soit moins de 20 % d’humidité. Deux bûches sèches qui s’entrechoquent rendent un son clair ; un bois humide siffle et suinte en brûlant. Évitez les résineux, le bois vert, et n’utilisez jamais de bois traité, peint ou d’aggloméré. Voir quel bois choisir pour un feu propre.

La méthode de l’allumage par le haut

Elle est contre-intuitive et très efficace.

  • En bas, deux ou trois bûches moyennes, espacées d’un doigt.
  • Au-dessus, en les croisant, des bûchettes plus fines.
  • Au sommet, du petit bois d’allumage et un ou deux allume-feu naturels.
  • Allumez par le haut.

Le feu descend lentement. Les gaz dégagés par les bûches du dessous traversent les flammes et brûlent, au lieu de partir en fumée. On n’a rien à toucher pendant vingt minutes.

Les allume-feu. Préférez les allume-feu en laine de bois et cire, ou des pommes de pin bien sèches. Le papier journal produit des cendres volantes. Jamais d’essence, d’alcool ni d’autre liquide inflammable : c’est dangereux et cela ne règle rien.

Laisser respirer le feu. N’entassez pas les bûches : l’air doit circuler entre elles. Ne partez pas d’une cuve pleine de vieilles cendres, gardez-en au plus un fond. Et vérifiez que les ouvertures d’aération du brasero sont dégagées.

Recharger sans enfumer

  • ajoutez une ou deux bûches à la fois, sur un bon lit de braises ;
  • posez-les sans étouffer les flammes, en laissant de l’espace ;
  • rechargez avant que le feu ne soit trop bas : une bûche posée sur des braises mourantes fume longtemps avant de s’enflammer ;
  • évitez les très grosses bûches.

Tenir compte du vent

Un vent léger aide le tirage. Par vent tournant, la fumée suit les convives : placez le brasero à découvert plutôt que dans un recoin où l’air tourbillonne, et laissez libre le côté sous le vent. Par vent fort, on ne fait pas de feu.

Les braseros « sans fumée »

Les modèles à double paroi préchauffent de l’air qui ressort en haut de la cuve et brûle les gaz résiduels. Une fois chauds, ils fument très peu. Ils exigent eux aussi un bois sec, et fument à l’allumage comme les autres.

Ce qui ne fonctionne pas

  • arroser le bois d’un liquide pour « lancer » le feu ;
  • souffler à pleins poumons sur des bûches humides ;
  • couvrir le feu pour le « concentrer ».

En fin de soirée. Un feu qu’on laisse mourir fume davantage. Cessez d’alimenter une heure avant, étalez les braises, puis étouffez avec le couvercle.

Pour les voisins

Un feu vif et court vaut mieux qu’un feu qui couve toute la soirée. Prévenez, évitez les soirs de temps calme et froid où la fumée stagne, et respectez les arrêtés locaux. Les règles de prudence figurent dans nos conseils de sécurité autour du feu, et la comparaison avec une flamme sans fumée dans brasero à bois ou à gaz.

Sources

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