Brasero à bois ou brasero à gaz : le comparatif pour votre extérieur

Brasero à bois ou brasero à gaz : le comparatif pour votre extérieur
Crédit : Sydana.com

Bois ou gaz : les deux font une flamme, mais l’expérience n’a rien de commun. Le brasero à bois est un feu que l’on prépare, que l’on entretient et que l’on regarde mourir. Le foyer à gaz s’allume d’un bouton et s’éteint de même. Votre terrasse, vos voisins et votre patience décident du bon choix.

Le brasero à bois

Il offre une flamme vivante, le crépitement, l’odeur, une chaleur intense et la possibilité de cuisiner sur les braises. En échange, il demande du bois sec à stocker, un quart d’heure d’allumage, une présence constante et des cendres à vider. Il impose aussi de la fumée, des étincelles, une odeur sur les vêtements, et l’obligation d’attendre l’extinction complète avant d’aller se coucher.

Le foyer à gaz

Un brûleur alimenté par une bouteille de propane ou de butane, ou par le gaz de ville, est dissimulé sous des pierres de lave ou des billes de verre.

  • Ce qu’il offre : un allumage et une extinction immédiats, une flamme réglable, pas de fumée, pas d’étincelles, pas de cendres.
  • Ce qu’il demande : une bouteille à loger et à remplacer, un contrôle régulier du flexible et du détendeur.
  • Ses limites : une flamme plus régulière, moins « vivante » ; une chaleur plus modérée ; on n’y cuisine pas.

La chaleur

Un bon feu de bois dégage plus de chaleur qu’un foyer à gaz de taille comparable, mais de façon irrégulière. Le gaz chauffe moins fort, de façon constante. Dans les deux cas, on se réchauffe par rayonnement, en restant près du foyer.

La fumée et le voisinage

C’est souvent l’argument décisif. En lotissement serré, sur une terrasse d’immeuble ou près de fenêtres, la fumée d’un feu de bois peut devenir un trouble de voisinage. Le gaz n’en produit pas. Les braseros à bois à double paroi, dits « sans fumée », réduisent nettement le problème une fois le feu bien lancé, sans le supprimer à l’allumage.

Les précautions propres à chaque énergie

  • Bois : étincelles et braises projetées ; prévoyez un pare-étincelles, un sol incombustible et une distance avec tout ce qui brûle.
  • Gaz : risque de fuite ; vérifiez les raccords à l’eau savonneuse, remplacez le flexible à sa date limite, fermez la bouteille après usage.
  • Les deux : usage en extérieur uniquement, jamais sous un abri fermé, à cause du monoxyde de carbone.

Le détail figure dans nos consignes de sécurité pour le brasero.

La réglementation. En période de sécheresse, les arrêtés préfectoraux visent d’abord les feux de bois et de charbon ; les appareils à gaz sont plus souvent tolérés. En copropriété, le règlement peut interdire l’un ou l’autre. Renseignez-vous avant d’acheter.

Le coût

  • À l’achat : un brasero à bois se trouve à tous les prix ; un foyer à gaz de qualité est plus cher.
  • À l’usage : le bois est peu coûteux, voire gratuit si vous en avez ; une bouteille de gaz dure de quelques heures à une quinzaine d’heures selon la puissance.

Entretenir un brasero à bois ou à gaz

  • Bois : vider les cendres, protéger de la pluie, surveiller la corrosion, comme le détaille notre page sur l’entretien du brasero.
  • Gaz : couvrir le brûleur, dépoussiérer les pierres, contrôler les raccords.

Cuisiner. Le bois permet les grillades, la plancha, la cocotte, de quoi préparer toutes nos recettes au brasero. La plupart des foyers à gaz décoratifs ne sont pas conçus pour la cuisson : les graisses encrasseraient le brûleur.

Bois ou gaz : le bon choix

  • Grand jardin, goût du feu, envie de cuisiner : bois.
  • Petite terrasse, voisins proches, usage fréquent et court : gaz.
  • Terrasse en ville avec envie de vraie flamme : brasero à double paroi, avec un bois très sec.
  • Usage spontané, vingt minutes après le dîner : gaz.

Et le bioéthanol ?

Les foyers à l’éthanol donnent une petite flamme décorative, sans fumée, mais chauffent peu. Le remplissage exige de la prudence : jamais sur un brûleur chaud ou allumé.

Pour le choix du modèle à bois, voyez notre guide d’achat et, pour le combustible, quel bois choisir.

Sources

  • Prévention des feux de forêt, L’emploi du feu (site d’information des pouvoirs publics).

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