
Le brasero mexicain, ou chiminea, se reconnaît à son ventre arrondi surmonté d’une courte cheminée. À l’origine en terre cuite, il servait à chauffer et à cuisiner. Son foyer fermé sur trois côtés dirige la fumée vers le haut et protège le feu du vent. Plutôt qu’un classement de modèles, d’un artisan à l’autre très variables, voici les critères pour le choisir et les précautions qu’exige la terre cuite.
Ce qui fait son intérêt
La fumée monte par la cheminée au lieu de se répandre à hauteur des yeux, et les étincelles restent à l’intérieur, le foyer n’étant ouvert que d’un côté. La chaleur rayonne vers l’avant : on s’installe face à l’ouverture. S’y ajoute le charme d’un objet artisanal, souvent décoré.
Fragile et gélive
- il chauffe dans une seule direction ;
- le feu doit rester petit : la terre cuite ne supporte pas un brasier ;
- le matériau craint les chocs, le gel et les écarts brutaux de température ;
- il est lourd et se déplace difficilement.
Terre cuite, fonte ou acier
- La terre cuite, ou argile : le modèle traditionnel. Belle, elle garde bien la chaleur, mais reste fragile.
- La fonte : bien plus résistante, elle accepte des feux plus vifs ; très lourde, elle rouille en surface.
- L’acier : léger, moins cher, il vieillit comme un brasero en tôle.
Ces deux derniers reprennent la forme, pas le matériau.
Les critères pour choisir un modèle en terre cuite
- L’épaisseur des parois : régulière et généreuse, sans zone amincie.
- L’absence de fissure : inspectez l’intérieur et la jonction entre le ventre et la cheminée. Une fissure fine peut s’agrandir à la première chauffe.
- Le support : un socle métallique stable, à trois ou quatre pieds, qui surélève le foyer. Ne posez jamais une chiminea directement au sol.
- La taille de l’ouverture, assez large pour y glisser de petites bûches.
- Une cheminée d’un seul tenant avec le corps, ou solidement assemblée.
- La finition : brute, peinte ou émaillée. Les peintures décoratives s’altèrent à la chaleur.
- Un couvercle de cheminée et une housse, pour la pluie.
La mise en service : le « culottage »
Une chiminea en terre cuite neuve doit être habituée progressivement à la chaleur.
- Versez au fond une couche de sable ou de gravier de quelques centimètres : le feu ne doit pas reposer directement sur l’argile.
- Faites trois ou quatre premiers feux très modestes, avec du petit bois, en laissant refroidir complètement entre chacun.
- Augmentez ensuite peu à peu, sans jamais dépasser un feu modéré.
Quel bois y brûler. Du bois dur, sec, en petites bûches, suivant les mêmes critères que pour un brasero : quel bois choisir. Pas de charbon, qui chauffe trop fort pour la terre cuite, sauf indication contraire du fabricant. Jamais de liquide inflammable.
Les précautions d’usage
- Pas d’eau sur le foyer chaud : le choc thermique fend l’argile. Laissez le feu s’éteindre seul.
- Ne la déplacez jamais chaude ou chargée, et jamais en la tenant par la cheminée.
- Ne la faites pas fonctionner mouillée : après une averse, laissez-la sécher un jour ou deux.
- Flammes dans le ventre, pas dans la cheminée : si elles en sortent, le feu est trop fort.
- Un sol incombustible et de la distance avec tout ce qui brûle, comme pour tout foyer (nos conseils de sécurité s’appliquent ici aussi).
Protéger la terre cuite. Videz les cendres froides en laissant le lit de sable. Les petites fissures de surface se rebouchent avec un mastic réfractaire. Une chiminea profondément fissurée ne doit plus servir.
Rentrer la terre cuite. La terre cuite absorbe l’eau, et le gel la fait éclater. Rentrez la chiminea dans un local sec et hors gel, ou, à défaut, couvrez-la hermétiquement après l’avoir laissée sécher, surélevée du sol.
Pour quel jardin ?
Pour une petite terrasse où l’on veut un feu d’ambiance contenu, sans fumée dans les yeux. Si vous cherchez à réunir dix personnes autour des flammes ou à cuisiner sur une grande plaque, un brasero ouvert sera plus adapté. Notre guide pour choisir son brasero et la comparaison fonte ou acier vous y aideront.