
La fonte et l’acier sont les deux grands matériaux des braseros. Ils n’ont ni le même poids, ni la même façon de restituer la chaleur, ni la même manière de vieillir. Le choix dépend de l’usage que vous ferez du foyer et de l’endroit où il restera.
La fonte
La fonte est un alliage de fer riche en carbone, coulé dans un moule.
- Ses atouts : elle emmagasine beaucoup de chaleur et la restitue longtemps après que les flammes sont retombées ; elle supporte sans se déformer des températures très élevées ; ses parois épaisses lui assurent une grande longévité.
- Ses limites : elle est lourde, ce qui complique tout déplacement ; elle est cassante et peut se fendre sous un choc ou un refroidissement brutal ; elle rouille en surface si elle n’est pas protégée.
L’acier
Le terme recouvre plusieurs matériaux.
- L’acier ordinaire peint : léger et bon marché. La peinture haute température finit par brûler et la tôle fine par se percer. C’est le brasero d’appoint.
- L’acier épais, de trois millimètres et plus : beaucoup plus durable, il se patine sans se déformer.
- L’acier Corten : sa couche de rouille superficielle, stable, le protège en profondeur. Il ne se peint pas et ne demande aucun entretien.
- L’acier inoxydable : il ne rouille pas, mais bleuit et brunit à la chaleur, et coûte plus cher.
La chaleur
La fonte chauffe lentement et rayonne longtemps, ce qui la rend agréable pour les longues soirées, y compris une fois le feu réduit à des braises. L’acier fait l’inverse : il chauffe vite, refroidit vite, et la chaleur vient alors surtout des flammes.
Le poids et la mobilité
Un brasero en fonte de taille moyenne pèse couramment plusieurs dizaines de kilos : il reste à sa place. L’acier, deux à trois fois plus léger à dimensions égales, se range pour l’hiver. Le poids est aussi un gage de stabilité, appréciable avec des enfants ou par grand vent.
La résistance dans le temps
- Fonte : très durable si elle n’est pas choquée. Ne l’éteignez jamais à l’eau froide.
- Acier fin : quelques saisons.
- Acier épais ou Corten : de longues années.
L’épaisseur compte davantage que le nom du matériau : comparez-la toujours.
La corrosion
Tous les braseros en métal ferreux rouillent en surface, sauf l’inox. Ce n’est gênant que sur une tôle mince. Sur la fonte et l’acier épais, la rouille est superficielle ; on la limite en gardant la cuve vide de cendres humides et en passant un peu d’huile sur la fonte. Sur le Corten, elle fait partie du matériau. Attention aux coulures de rouille sur une terrasse claire : prévoyez une protection sous le foyer.
Pour cuisiner
La fonte est idéale pour les grilles et les plaques : elle saisit bien et se culotte comme une poêle. Les braseros-planchas ont en général une plaque en acier épais, qui se culotte de la même façon. Voir notre guide pour culotter et entretenir la fonte.
Le prix
À taille égale, l’acier ordinaire est le moins cher, la fonte et le Corten nettement plus coûteux, l’inox souvent le plus cher. Rapporté à la durée de vie, un modèle épais est plus économique qu’une succession de vasques en tôle.
Fonte ou acier, selon votre usage
- Foyer fixe, longues soirées, chaleur durable : fonte.
- Brasero à déplacer ou à ranger, budget limité : acier, le plus épais possible.
- Aucun entretien, esthétique brute : acier Corten.
- Bord de mer : inox ou Corten.
L’entretien, quel que soit le matériau. Videz les cendres froides, couvrez ou abritez le brasero, vérifiez que l’eau s’évacue ; les gestes sont détaillés dans notre article sur l’entretien du brasero. Les critères généraux d’achat figurent dans notre guide pour choisir son brasero.