Gants anti-chaleur : jusqu’à quelle température résistent-ils ?

Gants anti-chaleur : jusqu'à quelle température résistent-ils ?
Crédit : sydana.com

Autour d’un barbecue, d’un brasero ou d’un four à pizza, les mains travaillent près de surfaces à plusieurs centaines de degrés. Un gant de cuisine ordinaire n’y suffit pas. Encore faut-il savoir ce que signifient les « 500 °C » ou « 800 °C » imprimés sur les emballages.

Ce que veut dire une température sur un gant

Un gant ne « résiste » pas indéfiniment à une température : il retarde le moment où la chaleur atteint la peau. La norme européenne EN 407 mesure notamment la chaleur de contact : le temps pendant lequel on peut tenir un objet chaud avant que l’intérieur du gant ne s’échauffe dangereusement. Elle distingue quatre niveaux, de 100 °C à 500 °C, chacun garanti pendant au moins quinze secondes.

Autrement dit, un gant de niveau 4 permet de saisir un objet à 500 °C pendant une quinzaine de secondes, pas de le tenir une minute. Les chiffres plus élevés affichés par certains vendeurs correspondent à des tests maison, ou à la température que la fibre supporte sans se dégrader, ce qui n’est pas la même chose.

Lire le marquage

Cherchez le pictogramme de la norme EN 407 et la série de chiffres qui l’accompagne. Le deuxième chiffre indique la chaleur de contact. Les autres concernent le comportement au feu, la chaleur convective, la chaleur radiante et les projections de métal en fusion. Un gant sans marquage ni notice est un gant dont on ne sait rien.

Les matériaux

  • Les fibres aramides (type Kevlar ou Nomex), souvent avec des picots en silicone : bonne résistance à la chaleur sèche, bonne dextérité. Elles ne sont pas étanches : mouillées ou tachées de graisse chaude, elles conduisent la chaleur et brûlent.
  • Le cuir épais, doublé : très bon contre la chaleur rayonnée et les étincelles, robuste, idéal pour manipuler bûches et grilles. Moins de précision dans les doigts.
  • Le silicone ou le néoprène : étanches à l’eau, à la vapeur et aux graisses. Parfaits pour saisir une viande chaude ou plonger la main dans un jus. Ils isolent moins longtemps au contact d’un métal brûlant.
  • Le coton matelassé : pour le four de cuisine, pas pour le feu.

Quel gant pour quel usage

  • Déplacer des bûches, régler un brasero : cuir à longue manchette.
  • Manier grilles, plaques, cheminée d’allumage : aramide ou cuir.
  • Effilocher une viande, sortir une pièce du fumoir : silicone ou néoprène étanche, éventuellement par-dessus un gant fin en coton.
  • Four à pizza : aramide ou cuir, pour protéger aussi l’avant-bras.

Beaucoup de passionnés ont deux paires : une pour le feu, une pour les aliments.

Choisir ses gants

  • La longueur de la manchette : elle doit couvrir le poignet et une partie de l’avant-bras.
  • La taille : un gant trop grand glisse, trop petit se retire mal en urgence.
  • La doublure : en coton, confortable, lavable si possible.
  • L’adhérence : picots ou surface texturée.
  • Le lavage : en machine pour les fibres, à l’éponge pour le silicone, jamais pour le cuir.

Les règles d’usage

  • gants toujours secs ;
  • saisir, déplacer, poser : le contact doit être bref ;
  • dès que la chaleur traverse, lâchez et retirez le gant ;
  • un gant troué, durci, brûlé ou gras se remplace ;
  • un gant ne protège pas des flammes prolongées.

Les limites. Aucun gant n’autorise à plonger la main dans les braises ou à tenir une plaque brûlante le temps de traverser le jardin. Pour les manipulations longues, utilisez des outils à long manche, des pinces et un lève-grille.

Laver et remplacer ses gants. Laissez sécher à l’air après usage, lavez selon la notice, graissez le cuir de temps en temps et rangez les gants au sec, loin du feu.

En cas de brûlure

Refroidissez sous l’eau tempérée pendant un quart d’heure et consultez si la brûlure est étendue ou forme des cloques. Nos conseils de sécurité autour du feu rappellent les autres réflexes. Les autres accessoires utiles sont présentés dans notre sélection pour foyer de jardin.

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